L’Île-Bizard, île verte : quelques informations…

Voici quelques informations sur les espaces verts de L’Île-Bizard qui nous rappellent l’importance de les protéger…

L’Île-Bizard est une île verte! Heureusement, malgré le développement immobilier des 50 dernières années qui a fait quadrupler la population, L’Île-Bizard reste encore un joyau écologique unique à Montréal, très riche en biodiversité. Nous tenons à ce qu’elle reste ainsi, pour notre bien et celui des générations futures!

Quelques chiffres…

L’île occupe une superficie de 2277 hectares (22,7 km), dont 1087 hectares (48%) de terres agricoles, situées dans la partie ouest. L’Île-Bizard compte également trois grands golfs totalisant 617 hectares (soit 27 % de l’île), dont 457 hectares sont zonés agricoles dans la partie ouest couverte par le projet de Paysage humanisé (voir prochaine publication). Ces zones agricoles sont situées sur le Club de golf Elm Ridge et le Royal Montreal Golf Club. Le parc-nature, pour sa part, mesure 255 hectares, occupant ainsi 11 % de l’île.

Caractéristiques écologiques de l’île…

Le territoire bizardien se caractérise par des réseaux de milieux humides importants (marais et marécages) reliés par des cours d’eau et des forêts matures. Ces espaces naturels abritent plusieurs plantes rares et constituent des habitats de grand intérêt pour l’herpétofaune (amphibiens et reptiles), la sauvagine et les oiseaux forestiers. L’île compte des espèces fauniques vulnérables ou menacées, comme l’érable noir, la tortue géographique, la couleuvre brune, la couleuvre tachetée, la buse à épaulettes, l’épervier de Cooper et la sauvagine. C’est dans la partie ouest de L’Île-Bizard que l’on retrouve la plus grande concentration de marécage riverain sur l’ensemble du territoire de l’agglomération de Montréal. On y trouve certaines espèces de rapaces, le cerf de Virginie et des espèces d’oiseaux comme le goglu, la sturnelle des prés et le merle bleu qui sont de plus en plus rares dans la région de Montréal en raison de la perte de ces types d’habitats.

Une dizaine d’espèces de plantes sont inscrites sur la liste des espèces floristiques susceptibles d’être désignées comme espèce menacée ou vulnérable dont le chêne bicolore, le caryer ovale, la Wolffie de Colombie, le Dryopteride de Goldie et le carex faux-rubanier. Le secteur au nord du parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard se caractérise par d’importants terrains en friche servant d’aire d’alimentation aux oiseaux de proie et des cédrières qui sont utilisées par le cerf de Virginie en hiver. L’escarpement au sud du parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard est dominé par des érablières sucrières centenaires de grande valeur qui comptent cinq espèces floristiques rares. Les érablières de cette partie de la forêt protègent en fait le réseau de milieux humides de ce parc-nature. Ces peuplements forestiers sont susceptibles d’être utilisés par deux espèces de rapaces à statut précaire qui nichent dans le parc-nature : la buse à épaulettes et l’épervier de Cooper. L’érablière à érable noir, située au nord-ouest du parc-nature, est un peuplement très rare sur le territoire de Montréal et peu commun au Québec. Elle a été désignée écosystème forestier exceptionnel (EFE) par le ministère des Ressources naturelles. On y dénombre sept espèces floristiques à statut précaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *