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Grande nouvelle pour les espaces verts de l’Ouest de l’île

En ce 8 août 2019, la mairesse de Montréal Valérie Plante a confirmé la création du plus grand parc urbain au Canada ici, dans l’ouest de Montréal :
Le parc fera 30 km carrés, et il couvrira une grande partie de la pointe de l’île ainsi que la majeure partie de… L’Île-Bizard!! (Voir carte ci-dessous). Ainsi, les terres agricoles de L’Île-Bizard seront protégées et mises en valeur ad vitam aeternam, en plus d’être protégées par le statut de paysage humanisé que nous espérons obtenir. Les citoyens de L’Île-Bizard n’ont plus à s’inquiéter au sujet de l’emprise de la 440 et du spectre de ce projet d’autoroute passant par L’Île-Bizard, qui était comme une épée de Damoclès planant sur l’île depuis 40 ans.
C’est une grande nouvelle pour la biodiversité de l’Île-Bizard et de l’Ouest de l’île, ainsi que pour la qualité de vie des Montréalais!
Il ne reste plus qu’à bien faire les choses, et à s’assurer que le récréotourisme ne se fasse pas aux dépens de la faune et de la flore que le parc abrite.
Restons vigilants! Et réjouissons-nous! 😉

Leslie Eric Murphy (NPDQ) sur les enjeux environnementaux de L’Île-Bizard

Leslie Eric Murphy, NPDQ

QUESTIONS posées par l’APEVIB aux cinq candidats :

En tant que député de Nelligan,

Seriez-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour soutenir et accélérer l’octroi du statut de protection de Paysage humanisé visant les terres agricoles de L’Île-Bizard qui est présentement à l’étude au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques?

Oui, L’Île-Bizard est un endroit unique à Montréal : trois rivières la traversent et on y trouve des forêts, des marais et des milieux humides, ainsi qu’une riche biodiversité et un milieu agricole actif. Elle possède également une riche histoire qui remonte à plusieurs siècles. Le NPDQ croit que les pouvoirs gouvernementaux devraient être orientés davantage vers un palier de gouvernement qui est plus proche de la population et des lieux concernés. Ces entités devraient ensuite recevoir un plein appui du gouvernement provincial. Cela pourrait s’appliquer dans ce cas-ci.

Seriez-vous prêt à céder l’emprise de la 440 que possède le ministère des Transports du Québec sur L’Île-Bizard afin que soient protégés les espaces verts (parcs-nature et terres agricoles) qui composent le tracé de l’emprise, par exemple par la création d’une fiducie foncière ou d’un parc national?

Je suis désolé de ne pas pouvoir répondre à cette question, car je ne connais pas assez cet enjeu.

Seriez-vous prêt à soutenir financièrement ou d’une autre manière l’acquisition de terres ayant une valeur écologique à L’Île-Bizard en vue de leur préservation (sous forme de fiducie foncière ou autre)?

Oui, le NPDQ croit que tous les paliers de gouvernement et les intervenants de la communauté doivent soutenir et approuver ce projet, et y participer.

Seriez-vous prêt à soutenir financièrement et d’autres manières l’aménagement de plates-bandes écologiques sur l’ancien pont de L’Île-Bizard une fois que le nouveau pont sera construit, dans lesquelles seraient cultivées des plantes nourricières pour les abeilles et les papillons, et auxquelles serait jointe une signalisation explicative sur les caractéristiques écologiques de L’Île- Bizard?

C’est une excellente idée. Oui, le NPDQ soutiendrait une initiative verte comme celle-là. Comme pour d’autres questions liées aux changements climatiques, nous croyons qu’il est temps de passer à l’action pour sauver les plantes pollinisatrices. Sur une note plus personnelle, j’aimerais voir des fleurs sauvages remplacer les gazons dans plusieurs des espaces verts du quartier.

D’une manière globale, comment comptez-vous protéger les espaces verts du comté de Nelligan, reconnus pour leur biodiversité, leur grande valeur écologique et les services environnementaux qu’ils rendent à la communauté montréalaise, comme réduire les gaz à effet de serre, ralentir l’érosion et absorber les crues des eaux?

Le NPDQ est impliqué activement avec des groupes cherchant à préserver et protéger les espaces verts et les espèces indigènes au Technoparc et à l’Anse-à-l’Orme.

La recherche démontre que les zones humides, les étangs, et les marais aident à réguler les inondations en absorbant l’eau quand le niveau des rivières monte.

Le NPDQ voudrait une consultation publique sur le retrait dans les zones inondables. C’est une idée controversée et cette réflexion doit donc se faire en consultation avec les gouvernements et les résidents actuels. Ces zones pourraient s’additionner aux espaces verts protégés de façon permanente.

Giuseppe Cammarrota (Parti vert) sur les enjeux environnementaux de L’Île-Bizard

Giuseppe Cammarrota, Parti vert

« J’aimerais répondre à toutes vos questions en même temps :

Oui. Si je suis élu, je suis prêt à faire tout en mon pouvoir pour protéger les espaces verts de L’Île-Bizard de la déforestation et du développement immobilier. Il existe plusieurs avenues qui valent la peine d’être explorées pour protéger ces espaces et soutenir des projets comme les bacs à fleurs écologiques sur le futur ancien pont. La permaculture est la façon la plus efficace de mettre en œuvre de tels projets (et d’aider à prévenir les inondations) d’une manière symbiotique et autosuffisante.

Même si je ne suis pas élu, je vous appuie. »

QUESTIONS posées par l’APEVIB aux cinq candidats :

En tant que député de Nelligan,

  • Seriez-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour soutenir et accélérer l’octroi du statut de protection de Paysage humanisé visant les terres agricoles de L’Île-Bizard qui est présentement à l’étude au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques?
  • Seriez-vous prêt à céder l’emprise de la 440 que possède le ministère des Transports du Québec sur L’Île-Bizard afin que soient protégés les espaces verts (parcs-nature et terres agricoles) qui composent le tracé de l’emprise, par exemple par la création d’une fiducie foncière ou d’un parc national?
  • Seriez-vous prêt à soutenir financièrement ou d’une autre manière l’acquisition de terres ayant une valeur écologique à L’Île-Bizard en vue de leur préservation (sous forme de fiducie foncière ou autre)?
  • Seriez-vous prêt à soutenir financièrement et d’autres manières l’aménagement de plates-bandes écologiques sur l’ancien pont de L’Île-Bizard une fois que le nouveau pont sera construit, dans lesquelles seraient cultivées des plantes nourricières pour les abeilles et les papillons, et auxquelles serait jointe une signalisation explicative sur les caractéristiques écologiques de L’Île- Bizard?
  • D’une manière globale, comment comptez-vous protéger les espaces verts du comté de Nelligan, reconnus pour leur biodiversité, leur grande valeur écologique et les services environnementaux qu’ils rendent à la communauté montréalaise, comme réduire les gaz à effet de serre, ralentir l’érosion et absorber les crues des eaux?

Chantal Legendre (Parti québécois) sur les enjeux environnementaux de L’Île-Bizard

CHANTAL LEGENDRE, PARTI QUÉBÉCOIS

QUESTIONS posées par l’APEVIB aux cinq candidats :

En tant que député de Nelligan,

Seriez-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour soutenir et accélérer l’octroi du statut de protection de Paysage humanisé visant les terres agricoles de L’Île-Bizard qui est présentement à l’étude au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques?

Le Parti Québécois adopte sérieusement le virage vert et est sensible à l’aménagement du territoire. Avec le Parti Québécois, l’agriculture a toujours avancé au Québec. Les Libéraux ont négligé d’affirmer la compétence environnementale du Québec et ont instauré de nouvelles règles de nomination des commissaires du BAPE qui ne garantissent pas leur indépendance. Le Parti Québécois adoptera une loi affirmant la primauté de la compétence du Québec en matière environnementale qui inclura l’affirmation de notre pouvoir exclusif pour évaluer tout projet réalisé en territoire québécois, et nous garantirons l’indépendance des commissaires du BAPE vis-à-vis le politique.

Seriez-vous prêt à céder l’emprise de la 440 que possède le ministère des Transports du Québec sur L’Île-Bizard afin que soient protégés les espaces verts (parcs-nature et terres agricoles) qui composent le tracé de l’emprise, par exemple par la création d’une fiducie foncière ou d’un parc national?

Un Québec plus vert nécessite l’engagement soutenu et coordonné de tout l’appareil gouvernemental. Un gouvernement du Parti Québécois fera de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme des priorités de son mandat. Nous adopterons une politique nationale d’aménagement du territoire qui inclura des mesures d’aménagement de nos milieux de vie compatible avec la lutte contre la crise climatique. Nous protégerons la biodiversité en respectant les engagements internationaux du Québec en matière de protection de la biodiversité par la désignation, d’ici 2020 d’au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières comme aires protégées.

Seriez-vous prêt à soutenir financièrement ou d’une autre manière l’acquisition de terres ayant une valeur écologique à L’Île-Bizard en vue de leur préservation (sous forme de fiducie foncière ou autre)?

Un gouvernement du Parti Québécois s’engage à adopter une politique nationale d’aménagement du territoire et affirme ainsi que l’aménagement des milieux de vie et l’urbanisme sont des priorités. De telles mesures sont nécessaires et sont parties prenantes de la lutte contre les changements climatiques. À titre de députée, un tel projet serait assurément un dossier prioritaire. De concert avec toutes les autorités en place, je veillerai à préserver et maintenir les terres et espaces verts ayant une valeur écologique et faire en sorte de conserver la qualité de vie des citoyens de l’île-Bizard.

Seriez-vous prêt à soutenir financièrement et d’autres manières l’aménagement de plates-bandes écologiques sur l’ancien pont de L’Île-Bizard une fois que le nouveau pont sera construit, dans lesquelles seraient cultivées des plantes nourricières pour les abeilles et les papillons, et auxquelles serait jointe une signalisation explicative sur les caractéristiques écologiques de L’Île- Bizard?

À titre de députée du Parti Québécois de Nelligan, et, dans une perspective d’un Québec plus vert et sensible à l’aménagement du territoire et de la planification urbaine, il est certain que je m’exercerais à réunir tous les intervenants nécessaires à l’évaluation et la possible réalisation d’un tel projet. La Députée du Parti Québécois de Nelligan suivrait donc ce dossier de près et verrait son engagement se manifester plus concrètement si nécessaire.

D’une manière globale, comment comptez-vous protéger les espaces verts du comté de Nelligan, reconnus pour leur biodiversité, leur grande valeur écologique et les services environnementaux qu’ils rendent à la communauté montréalaise, comme réduire les gaz à effet de serre, ralentir l’érosion et absorber les crues des eaux?

Un gouvernement du Parti Québécois fera la lutte contre les changements climatiques une véritable priorité de l’État. Notre volonté s’appuie sur 7 piliers importants : une réforme de la gouvernance environnementale, transformer la mobilité des québécois, l’aménagement durable du territoire, se tourner vers une économie circulaire, se doter de bâtiments verts, augmenter les investissements pour une croissance économique vertes et sortir le Québec des hydrocarbures. Plus concrètement pour Nelligan, nous verrons à la prise en compte du risque d’inondation dans l’aménagement du territoire et la planification urbaine, la protection des milieux naturels, et l’amélioration des connaissances sur les zones inondables.

Inondations 2017 : Comment, pourquoi et comment peut-on mieux se protéger?

Conférence

Quand : 27 février, 19h

Où? : 490, rue de L’Église, à L’île-Bizard

Résumé de la présentation

De manière générale, on observe une augmentation significative des désastres d’origine météorologique ou climatique depuis les années 1960s au Canada et à l’échelle mondiale. De 1980 à 2015, le nombre de catastrophes naturelles a été multiplié par trois environ à l’échelle globale dans un contexte d’accroissement marqué et rapide des températures. C’est d’autant plus vrai au Canada, où la tendance au réchauffement des températures est plus du double de la tendance globale observée depuis les années 1950s, et que ce réchauffement dans le nord du Canada, incluant le Nord du Québec, est d’environ trois fois la moyenne mondiale. Au cours des 25 dernières années, et le Québec seulement, on dénombre plus d’une trentaine d’inondations catastrophiques (soit plus d’une par année en moyenne).

Cette présentation reviendra sur l’inondation majeure du printemps 2017, dans quel contexte elle s’est produite, et dressera un portrait des changements climatiques en cours et plus particulièrement au Québec, et des liens connus entre inondations et changements climatiques. Elle permettra d’analyser quels sont les facteurs en cause, et comment ses facteurs pourront évoluer et éventuellement engendrer des nouveaux risques d’inondations majeures dans le futur, alors que le réchauffement s’accentuera. Pour finir, elle dressera un portrait des stratégies réalisables en matière de prévention, de préparation, d’intervention et de recouvrement ou de reconstruction face aux sinistres majeurs que constituent les inondations.

Présentateurs : Ursule Boyer-Villemaire et Philippe Gachon

BIOGRAPHIE des présentateurs

Ursule Boyer-Villemaire (PhD)

Ursule Boyer-Villemaire est titulaire d’un baccalauréat en géographie physique, d’une maîtrise en océanographie, et d’un doctorat en sciences de l’environnement. Elle est actuellement consultante et chercheure indépendante en environnement sur la gestion des risques et l’adaptation aux changements climatiques. Elle fournit un accompagnement et de la formation aux municipalités, certains ministères et des particuliers. Elle est en particulier spécialiste de la vulnérabilité des communautés côtières face aux impacts des changements climatiques, tant du point de vue de la géomorphologie que de la capacité d’adaptation des communautés. Elle a contribué à l’analyse d’options d’adaptation côtière et à l’élaboration de politiques publiques et programmes en sécurité civile. Elle a créé le portail Surveillance Côtière Québec pour contribuer à la science citoyenne. Elle est intervenue auprès de la municipalité et des résidents de la ville de Rigaud à la suite des inondations de 2017 (ex. options de prévention, d’adaptation et d’aménagement).

Philippe Gachon (PhD)

Philippe Gachon est Professeur d’hydro-climatologie au département de géographie, chercheur au centre ESCER (Étude et Simulation du Climat à l’Échelle Régionale) à l’UQAM, et titulaire de la chaire de recherche stratégique sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques. M. Gachon a obtenu son doctorat en 1999 en Sciences de l’Environnement à l’UQÀM  puis réalisé un stage post-doctoral à l’Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) entre 1999 et 2002. De 2003 à décembre 2014, M. Gachon a été chercheur scientifique au centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique, et dans la division de recherche sur les impacts et l’adaptation à Environnement Canada. Son expertise englobe la modélisation régionale du climat, l’analyse des tempêtes et des extrêmes, le développement de scénarios climatiques à l’échelle régionale et les risques de désastres associés aux changements climatiques.

Événement Facebook à partager! : https://www.facebook.com/events/2054118621526186/

Deuxième anniversaire de sauvegarde du terrain Petty

Le 19 novembre 2015, le Service des grands parcs de la Ville de Montréal annonçait l’acquisition d’un terrain de 4 millions de pieds carrés situé sur le chemin Bord-du-Lac à L’Île-Bizard. Le terrain fut ainsi annexé au parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard et protégé du développement immobilier qui menaçait de le détruire. Merci à l’administration Marinacci et à tous celles et ceux qui ont soutenu la campagne de l’APEVIB dans la sauvegarde de cet espace précieux en 2014-2015. Deux ans plus tard, jour pour jour, une première neige de la saison tombe sur ce terrain magnifique et prospère. Les premiers aménagements du parc ont été réalisés : une piste de raquette a été délimitée et est maintenant accessible à partir de l’entrée principale du parc menant au grand marais (prendre le 1er chemin à gauche).

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,42657625&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=25989

Loi 122 : pourquoi il est plus important que jamais de voter aux élections municipales

Qu’est-ce que la Loi 122?

Cette année plus que jamais, il est d’une importance cruciale de voter aux élections municipales, et de le faire de manière éclairée et prudente, car une nouvelle loi a été adoptée cet été à l’Assemblée nationale, la Loi 122 qui augmente considérablement le pouvoir des municipalités et diminue tout autant le pouvoir des citoyens, notamment en matière d’aménagement du territoire et de gouvernance. En effet, depuis le 15 juin 2017, la démocratie municipale n’est plus ce qu’elle était lors des dernières élections de 2013.

D’après son nom, cette loi vise « principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs ».

Mais il semblerait que cette loi ait également pour but de neutraliser l’opposition des citoyens : « Actuellement, on a un système qui est basé sur la possibilité de s’opposer à des projets. On n’incite pas une participation des citoyens pour dire “comment pourrait-on avoir le meilleur projet au service de notre communauté?” Non. On mobilise les opposants » a affirmé le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, pour justifier la nécessité d’adopter la loi 122.

(http://www.ledevoir.com/politique/quebec/501458/referendums-municipaux-le-projet-de-loi-finalement-adopte)

Entre autres choses, la Loi 122 :

  • augmente les pouvoirs des municipalités en matière d’urbanisme et de zonage;
  • prévoit que les municipalités n’ont pas à réaliser de référendum pour obtenir l’appui de la population sur les questions d’urbanisme si leur politique de participation citoyenne respecte les exigences du règlement ministériel (règlement qui n’a pas encore été établi);
  • hausse à 100 000 $ le plafond autorisé pour l’octroi d’un contrat de gré à gré (sans passer par un appel d’offres);
  • met fin à l’obligation de faire paraître les avis publics dans les journaux locaux;
  • permet au gouvernement d’autoriser, par règlement, l’usage de terres agricoles à d’autres fins que l’agriculture sans passer par la CPTAQ (article 185);
  • modifie la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles afin d’assouplir les règles permettant la construction d’une résidence en zone agricole. Ces modifications visent à accélérer le traitement de certaines demandes et changent les critères d’analyse dont la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) doit tenir compte.

Ce dernier point a pour conséquences que « les petites municipalités pourront autoriser à leur guise la construction de résidences, ou l’installation d’industries, en zone verte. » En effet, les municipalités pourront se soustraire à l’article 61.1 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles qui permet à la CPTAQ de « rejeter toute demande d’utilisation d’une terre à des fins autres que l’agriculture au seul motif qu’il existe des terrains appropriés dans la zone blanche ailleurs dans la municipalité. » (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/490091/agriculture-quebec-veut-se-passer-de-l-avis-de-la-cptaq)

Les différentes mesures comprises dans la Loi 122 augmentent le risque de collusion et de corruption. De plus, il n’y a aucune obligation pour les municipalités de se doter d’une politique de consultation publique, et les mécanismes que les municipalités choisiront d’incorporer dans leurs politiques ne seront pas nécessairement contraignants d’un point de vue légal.

Résumé tiré du texte de la Loi : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2017C13F.PDF

 

 Autres références :

www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201706/15/01-51080

https://www.lesoleil.com/actualite/politique/adoption-du-projet-de-loi-122-les-maires-obtiennent-plus-de-pouvoirs-c7f3d6cf720f4b513ef1f8010ed4d3dd

http://www.journaldemontreal.com/2017/02/23/lumq-veut-labolition-totale-des-referendums-dans-les-municipalites

http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/501649/projet-de-loi-122-faire-des-municipalites-de-veritables-gouvernements-de-proximite

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1040536/oubli-projet-loi-122-droit-exproprier-proprietaires-immeubles-maire-quebec-regis-labeaume-gouvernements-proximite

 

 

L’Île-Bizard, île verte : quelques informations…

Voici quelques informations sur les espaces verts de L’Île-Bizard qui nous rappellent l’importance de les protéger…

L’Île-Bizard est une île verte! Heureusement, malgré le développement immobilier des 50 dernières années qui a fait quadrupler la population, L’Île-Bizard reste encore un joyau écologique unique à Montréal, très riche en biodiversité. Nous tenons à ce qu’elle reste ainsi, pour notre bien et celui des générations futures!

Quelques chiffres…

L’île occupe une superficie de 2277 hectares (22,7 km), dont 1087 hectares (48%) de terres agricoles, situées dans la partie ouest. L’Île-Bizard compte également trois grands golfs totalisant 617 hectares (soit 27 % de l’île), dont 457 hectares sont zonés agricoles dans la partie ouest couverte par le projet de Paysage humanisé (voir prochaine publication). Ces zones agricoles sont situées sur le Club de golf Elm Ridge et le Royal Montreal Golf Club. Le parc-nature, pour sa part, mesure 255 hectares, occupant ainsi 11 % de l’île.

Caractéristiques écologiques de l’île…

Le territoire bizardien se caractérise par des réseaux de milieux humides importants (marais et marécages) reliés par des cours d’eau et des forêts matures. Ces espaces naturels abritent plusieurs plantes rares et constituent des habitats de grand intérêt pour l’herpétofaune (amphibiens et reptiles), la sauvagine et les oiseaux forestiers. L’île compte des espèces fauniques vulnérables ou menacées, comme l’érable noir, la tortue géographique, la couleuvre brune, la couleuvre tachetée, la buse à épaulettes, l’épervier de Cooper et la sauvagine. C’est dans la partie ouest de L’Île-Bizard que l’on retrouve la plus grande concentration de marécage riverain sur l’ensemble du territoire de l’agglomération de Montréal. On y trouve certaines espèces de rapaces, le cerf de Virginie et des espèces d’oiseaux comme le goglu, la sturnelle des prés et le merle bleu qui sont de plus en plus rares dans la région de Montréal en raison de la perte de ces types d’habitats.

Une dizaine d’espèces de plantes sont inscrites sur la liste des espèces floristiques susceptibles d’être désignées comme espèce menacée ou vulnérable dont le chêne bicolore, le caryer ovale, la Wolffie de Colombie, le Dryopteride de Goldie et le carex faux-rubanier. Le secteur au nord du parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard se caractérise par d’importants terrains en friche servant d’aire d’alimentation aux oiseaux de proie et des cédrières qui sont utilisées par le cerf de Virginie en hiver. L’escarpement au sud du parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard est dominé par des érablières sucrières centenaires de grande valeur qui comptent cinq espèces floristiques rares. Les érablières de cette partie de la forêt protègent en fait le réseau de milieux humides de ce parc-nature. Ces peuplements forestiers sont susceptibles d’être utilisés par deux espèces de rapaces à statut précaire qui nichent dans le parc-nature : la buse à épaulettes et l’épervier de Cooper. L’érablière à érable noir, située au nord-ouest du parc-nature, est un peuplement très rare sur le territoire de Montréal et peu commun au Québec. Elle a été désignée écosystème forestier exceptionnel (EFE) par le ministère des Ressources naturelles. On y dénombre sept espèces floristiques à statut précaire.

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2017

Les élections municipales auront lieu dans moins de deux semaines, soit le 5 novembre prochain! D’ici là, l’APEVIB publiera des informations sur les enjeux environnementaux de L’Île-Bizard et les candidats à la mairie de l’Arrondissement sur son groupe Facebook.

Nous vous invitons donc à surveiller nos publications à l’adresse : https://www.facebook.com/groups/1487049068224202/

Si vous n’avez pas accès à Facebook, mais souhaitez tout de même recevoir ces informations, veuillez nous en aviser en nous envoyant un courriel à espacesverts.ilebizard@gmail.com.

Bonne lecture et fin de campagne!

Entrevue des candidats à la mairie de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève

L’APEVIB est fière de publier une vidéo présentant les trois candidats à la mairie de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève qui répondent à des questions sur des enjeux environnementaux à L’Île-Bizard.
SVP, partagez cette vidéo massivement!
Les élections municipales sont d’une grande importance! Les élu.e.s municipaux sont nos plus proches représentant.e.s et peuvent avoir une grande influence sur nos milieux de vie, en particulier en matière d’environnement. Nous espérons que cette vidéo aidera les électrices et électeurs à faire un choix éclairé le 5 novembre prochain.

Surveillez également notre page Facebook (https://www.facebook.com/groups/1487049068224202), car d’ici les élections, l’APEVIB publiera régulièrement des informations concernant L’Île-Bizard et ses espaces verts, le pouvoir municipal et les candidats à la mairie. Si vous ne possédez pas de compte Facebook, veuillez nous le faire savoir pour que nous puissions vous envoyer les informations par courriel.

Merci pour votre participation et bonne campagne à tout le monde!